NUTRIII
Liste des participants :
Echarif chaimae -chaimaeecharif@gmail.com- HADJ SLIMANE Meriem -
Mimihadjslimane@gmail.commeriem.hadj_slimane@etu.sorbonne-universite.fr - DAAKIR Manal - manal.
daakir@gmail.comdaakir@etu.sorbonne-universite.fr - CHEHAB Mariem -
Mariemche98@gmail.comMariem.Chehab@etu.sorbonne-universite.fr - Serveux Alex -
alexserveux40200@gmail.comalex.serveux@etu.sorbonne-universite.fr
Cursus : Master 2 Biologie IntéIntégrative et Physiologie, parcours Nutrition, QualitéQualité, SantéSanté (NQS)
PéPériode : du 01/09/2025 au 27/01/2026
CONTEXTE DU PROJET
Nutriii est une start-up françfrançaise dédéveloppant une application visant àà éévaluer l’l’impact nutritionnel et environnemental de l’l’alimentation àà partir de l’l’analyse d’d’images de repas. L’L’application s’s’appuie sur des algorithmes d’d’intelligence artificielle capables d’d’identifier les aliments préprésents dans une assiette ainsi que leur grammage approximatif, avant de les comparer àà des bases de donnédonnées officielles de référéférence. Pour la dimension environnementale, Nutriii utilise principalement la base Agribalyse, qui fournit des analyses de cycle de vie (ACV) pour plus de 2 400 aliments. Pour la dimension nutritionnelle, l’l’application s’s’appuie sur des bases reconnues telles que Ciqual. Cette approche permet de fournir rapidement une estimation standardiséstandardisée de l’l’empreinte carbone et de la qualitéqualité nutritionnelle des repas, sans nénécessiter de saisie manuelle de la part de l’l’utilisateur. Elle repréreprésente un outil pertinent aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises souhaitant éétablir un suivi plus préprécis de l’l’impact environnemental liélié àà la consommation alimentaire de leurs employéemployés. Toutefois, les donnédonnées issues des bases ACV restent des valeurs moyennes, calculécalculées àà partir de scéscénarios de production repréreprésentatifs, qui ne prennent pas pleinement en compte certaines sources importantes de variabilitévariabilité, notamment la saisonnalitésaisonnalité, les modes de production (plein champ, serre, serre chaufféchauffée) ou encore les diffédifférences de mix énergéénergétique entre pays. Par ailleurs, Agribalyse est une base construite dans un contexte principalement françfrançais et européeuropéen. Son utilisation directe limite donc la préprécision des rérésultats lorsque Nutriii est déployédéployée hors de ce périmèpérimètre gégéographique, ce qui pose un enjeu majeur dans une perspective de dédéveloppement international de l’l’application.
OBJECTIFS
Le premier objectif de ce projet est d’d’enrichir les scores environnementaux utiliséutilisés par Nutriii afin de les rendre plus réréalistes, comparables et scientifiquement dédéfendables, tout en conservant une structure simple et exploitable dans une application grand public. Pour cela, le travail s’s’est concentréconcentré sur l’l’identification et l’intél’intégration de facteurs de variation ayant un impact significatif sur les analyses de cycle de vie des aliments, en particulier la saisonnalitésaisonnalité et les modes de production, qui conditionnent fortement la consommation d’éd’énergie et les éémissions de gaz àà effet de serre. Par ailleurs nous avons éégalement essayéessayé d'éétablir un score unifiéunifié qui aurait étéété plus ludique pour les utilisateurs en combinants le score nutrionnel et environnemental. Un second objectif central est l’l’internationalisation de Nutriii. Il s’s’agit de réfléréfléchir àà une méméthodologie permettant d’d’adapter les scores environnementaux àà diffédifférents pays, en tenant compte des spécificitéspécificités locales telles que les calendriers de culture et le mix énergéénergétique national. L’L’enjeu n’n’est pas de recrérecréer intéintégralement des bases ACV nationales, mais de dédévelopper une couche d’d’ajustement cohécohérente et transposable, capable de corriger les scores de référéférence àà partir de donnédonnées accessibles et comparables àà l’él’échelle mondiale.
JOURNAL DE BORD
SEPTEMBRE - 2025
Au cours du mois de septembre, le travail s’s’est structuréstructuré autour de deux axes principaux : la réréflexion sur un score unifiéunifié santé–santé–environnement et l’él’étude des bases de donnédonnées nénécessaires àà l’l’internationalisation de Nutriii.
Une premièpremière avancéavancée importante a étéété la dédécouverte d’d’une éétude universitaire allemande proposant un score dit Scale Score, basébasé sur une pondépondération entre score nutritionnel et score environnemental. Ce modèmodèle a permis d’d’ouvrir une réréflexion méméthodologique sur la faisabilitéfaisabilité d’d’un score fusionnéfusionné au sein de Nutriii, tout en mettant en éévidence un point critique : la pondépondération entre les deux dimensions reste largement subjective et peu justifiéjustifiée scientifiquement, ce qui limite son intéintégration directe dans l’l’application.
En parallèparallèle, un travail de comparaison des systèsystèmes d’éd’étiquetage nutritionnel àà l’l’international a étéété menémené. Il ressort que le Nutri-Score est largement adoptéadopté en Europe, tandis que d’d’autres rérégions utilisent des approches diffédifférentes (labels en feux tricolores au Royaume-Uni, labels d’d’avertissement en AméAmérique du Sud, systèsystèmes plus fragmentéfragmentés dans les pays du Golfe). Cette diversitédiversité confirme la nécessiténécessité d’d’une approche flexible et adaptable pour Nutriii.
Le mois de septembre a éégalement étéété marquémarqué par une exploration approfondie des bases de donnédonnées nutritionnelles et environnementales internationales. Les ÉÉtats-Unis et le BréBrésil disposent de bases publiques particulièparticulièrement riches pour la nutrition (USDA Food Data Central, TBCA, Food Switch Brazil), tandis que les donnédonnées carbone restent plus limitélimitées et souvent absentes àà l’él’échelle nationale. Cette contrainte renforce l’intérêl’intérêt de méméthodes d’d’extrapolation ou de correction, notamment àà partir de projets européeuropéens existants comme Life Eco Food Choice.
Enfin, les ééchanges ont mis en éévidence plusieurs points de vigilance pour la suite du projet : la vévérification des droits d’d’utilisation des bases de donnédonnées dans un cadre commercial, l’él’évaluation de la granularitégranularité des donnédonnées pour le calcul des scores, et la nécessiténécessité de clarifier le cahier des charges du scoring afin de garantir comparabilitécomparabilité, robustesse scientifique et lisibilitélisibilité pour l’l’utilisateur. Ces travaux ont permis de poser les bases méméthodologiques du projet et d’d’orienter clairement la suite vers une améamélioration progressive des scores existants, plutôplutôt que vers la crécréation prématuréprématurée d’d’un score unifiéunifié unique.
OCTOBRE - 2025
Le mois d’d’octobre a marquémarqué une éétape cléclé dans la structuration du systèsystème de scoring environnemental de Nutriii et dans l’l’approfondissement de la réréflexion sur son internationalisation.
Les travaux ont d’d’abord permis d’d’identifier de nouveaux leviers pertinents pour enrichir les scores existants. Parmi les indicateurs étudiéétudiés, la saisonnalitésaisonnalité et la certification biologique ont étéété retenues comme les plus pertinentes et les plus exploitables. La saisonnalitésaisonnalité est apparue comme un facteur structurant de l’l’impact environnemental, notamment via les modes de production sous serre, tandis que le label biologique offre un signal clair et relativement standardiséstandardisé. ÀÀ l’l’inverse, le transport et l’l’emballage ont étéété jugéjugés plus complexes àà intéintégrer de manièmanière fiable àà partir d’d’un simple scan de repas, et leur impact éétant en partie déjàdéjà inclus dans les donnédonnées ADEME.
ParallèParallèlement, une attention particulièparticulière a étéété portéportée au projet européeuropéen Life Eco-Food Choice, dont l’l’objectif est d’d’harmoniser les donnédonnées d’d’impact environnemental au sein de l’l’Union européeuropéenne. Ce projet, encore en phase méméthodologique, confirme la pertinence d’d’une approche standardiséstandardisée des ACV àà l’él’échelle internationale, mais son horizon temporel (version finale attendue en 2026) limite son utilisation directe àà court terme dans Nutriii. Il constitue nénéanmoins une base de réréflexion solide pour la construction de méméthodologies d’d’extrapolation.
Sur le plan nutritionnel, l’l’analyse de la base de donnédonnées USDA Foundation Foods a montrémontré qu’qu’elle offre une description trètrès détaillédétaillée des ingréingrédients bruts, comparable àà Ciqual. Cependant, son intéintégration dans Nutriii nénécessite un travail de mappage avec Agribalyse, notamment pour assurer la cohécohérence entre donnédonnées nutritionnelles et environnementales. Des limites ont éégalement étéété identifiéidentifiées pour les produits transformétransformés, en particulier l’l’absence d’d’informations cléclés pour le calcul du Nutri-Score.
Enfin, le mois d’d’octobre a confirméconfirmé plusieurs dédéfis liéliés àà l’l’expansion internationale : l’l’absence de systèsystèmes de notation nutritionnelle unifiéunifiés dans certains pays (Afrique du Sud, Chine), la raretérareté des donnédonnées carbone locales et la nécessiténécessité d’d’adapter les méméthodes de calcul aux contextes nationaux. Ces contraintes renforcent l’l’orientation du projet vers une approche hybride, combinant bases de donnédonnées de référéférence et facteurs d’d’ajustement transposables.
NOVEMBRE - Novembre-2025