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NUTRIII

Liste des participants : 

Cursus : Master 2 Biologie IntéIntégrative et Physiologie, parcours Nutrition, QualitéQualité, SantéSanté (NQS)

riode : du 01/09/2025 au 27/01/2026

CONTEXTE DU PROJET

Nutriii est une start-up françfrançaise veloppant une application visant àà éévaluer l’l’impact nutritionnel et environnemental de l’l’alimentation àà partir de l’l’analyse d’d’images de repas. L’L’application s’s’appuie sur des algorithmes d’d’intelligence artificielle capables d’d’identifier les aliments préprésents dans une assiette ainsi que leur grammage approximatif, avant de les comparer àà des bases de donnédonnées officielles de référéférence. Pour la dimension environnementale, Nutriii utilise principalement la base Agribalyse, qui fournit des analyses de cycle de vie (ACV) pour plus de 2 400 aliments. Pour la dimension nutritionnelle, l’l’application s’s’appuie sur des bases reconnues telles que Ciqual. Cette approche permet de fournir rapidement une estimation standardiséstandardisée de l’l’empreinte carbone et de la qualitéqualité nutritionnelle des repas, sans cessiter de saisie manuelle de la part de l’l’utilisateur. Elle repréreprésente un outil pertinent aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises souhaitant éétablir un suivi plus préprécis de l’l’impact environnemental liélié àà la consommation alimentaire de leurs employéemployés. Toutefois, les donnédonnées issues des bases ACV restent des valeurs moyennes, calculécalculées àà partir de scéscénarios de production repréreprésentatifs, qui ne prennent pas pleinement en compte certaines sources importantes de variabilitévariabilité, notamment la saisonnalitésaisonnalité, les modes de production (plein champ, serre, serre chaufféchauffée) ou encore les diffédifférences de mix énergéénergétique entre pays. Par ailleurs, Agribalyse est une base construite dans un contexte principalement françfrançais et européeuropéen. Son utilisation directe limite donc la préprécision des sultats lorsque Nutriii est déployédéployée hors de ce périmèpérimètre ographique, ce qui pose un enjeu majeur dans une perspective de veloppement international de l’l’application.

OBJECTIFS 

Le premier objectif de ce projet est d’d’enrichir les scores environnementaux utiliséutilisés par Nutriii afin de les rendre plus alistes, comparables et scientifiquement fendables, tout en conservant une structure simple et exploitable dans une application grand public. Pour cela, le travail s’s’est concentréconcentré sur l’l’identification et l’intél’intégration de facteurs de variation ayant un impact significatif sur les analyses de cycle de vie des aliments, en particulier la saisonnalitésaisonnalité et les modes de production, qui conditionnent fortement la consommation d’éd’énergie et les éémissions de gaz àà effet de serre. Par ailleurs nous avons éégalement essayéessayé d'éétablir un score unifiéunifié qui aurait étéété plus ludique pour les utilisateurs en combinants le score nutrionnel et environnemental.  Un second objectif central est l’l’internationalisation de Nutriii. Il s’s’agit de réfléréfléchir àà une thodologie permettant d’d’adapter les scores environnementaux àà diffédifférents pays, en tenant compte des spécificitéspécificités locales telles que les calendriers de culture et le mix énergéénergétique national. L’L’enjeu n’n’est pas de recrérecréer intéintégralement des bases ACV nationales, mais de velopper une couche d’d’ajustement cohécohérente et transposable, capable de corriger les scores de référéférence àà partir de donnédonnées accessibles et comparables àà l’él’échelle mondiale.

JOURNAL DE BORD

Aucune expérimentation na était nécessaire en laboratoire pour l'élaboration de ce journal de bord, donc nous allons résumer nos recherches bibliographiques et expliquer le cheminement intellectuel pour importer dans Nutriii les points crucieux 

SeptembreSEPTEMBRE - 2025

Au cours du mois de septembre, le travail s’s’est structuréstructuré autour de deux axes principaux : la flexion sur un score unifiéunifié santé–santé–environnement et l’él’étude des bases de donnédonnées cessaires àà l’l’internationalisation de Nutriii.

Une premièpremière avancéavancée importante a étéété la couverte d’d’une éétude universitaire allemande proposant un score dit Scale Score, basébasé sur une pondépondération entre score nutritionnel et score environnemental.environnemental (Druschba et al. (2023). Ce modèmodèle a permis d’d’ouvrir une flexion thodologique sur la faisabilitéfaisabilité d’d’un score fusionnéfusionné au sein de Nutriii, tout en mettant en éévidence un point critique : la pondépondération entre les deux dimensions reste largement subjective et peu justifiéjustifiée scientifiquement, ce qui limite son intéintégration directe dans l’l’application.

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En parallèparallèle, un travail de comparaison des systèsystèmes d’éd’étiquetage nutritionnel àà l’l’international a étéété menémené. Il ressort que le Nutri-Score est largement adoptéadopté en Europe, tandis que d’d’autres gions utilisent des approches diffédifférentes (labels en feux tricolores au Royaume-Uni, labels d’d’avertissement en AméAmérique du Sud, systèsystèmes plus fragmentéfragmentés dans les pays du Golfe). Cette diversitédiversité confirme la nécessiténécessité d’d’une approche flexible et adaptable pour Nutriii.

Le mois de septembre a éégalement étéété marquémarqué par une exploration approfondie des bases de donnédonnées nutritionnelles et environnementales internationales. Les ÉÉtats-Unis et le BréBrésil disposent de bases publiques particulièparticulièrement riches pour la nutrition (USDA Food Data Central, TBCA, Food Switch Brazil), tandis que les donnédonnées carbone restent plus limitélimitées et souvent absentes àà l’él’échelle nationale. Cette contrainte renforce l’intérêl’intérêt de thodes d’d’extrapolation ou de correction, notamment àà partir de projets européeuropéens existants comme Life Eco Food Choice.

Enfin, les ééchanges ont mis en éévidence plusieurs points de vigilance pour la suite du projet : la rification des droits d’d’utilisation des bases de donnédonnées dans un cadre commercial, l’él’évaluation de la granularitégranularité des donnédonnées pour le calcul des scores, et la nécessiténécessité de clarifier le cahier des charges du scoring afin de garantir comparabilitécomparabilité, robustesse scientifique et lisibilitélisibilité pour l’l’utilisateur. Ces travaux ont permis de poser les bases thodologiques du projet et d’d’orienter clairement la suite vers une améamélioration progressive des scores existants, plutôplutôt que vers la crécréation prématuréprématurée d’d’un score unifiéunifié unique.

OctobreOCTOBRE - 2025

Le mois d’d’octobre a marquémarqué une éétape cléclé dans la structuration du systèsystème de scoring environnemental de Nutriii et dans l’l’approfondissement de la flexion sur son internationalisation.

Les travaux ont d’d’abord permis d’d’identifier de nouveaux leviers pertinents pour enrichir les scores existants. Parmi les indicateurs étudiéétudiés, la saisonnalitésaisonnalité et la certification biologique (label bio) ont étéété retenues comme les plus pertinentes et les plus exploitables. La saisonnalitésaisonnalité est apparue comme un facteur structurant de l’l’impact environnemental, notamment via les différents modes de production (sous serre,serre chauffé, sous serre non chauffé, plein aire), tandis que le label biologique offre un signal clair et relativement standardiséstandardisé. ÀÀ l’l’inverse, le transport et l’l’emballage ont étéété jugéjugés plus complexes àà intéintégrer de manièmanière fiable àà partir d’d’un simple scan de repas, et leur impact éétant en partie déjàdéjà inclus dans les donnédonnées ADEME.ADEME, et leur part d'impact final de l'empreinte carbonne ne représente que environ 10%, ce qui est très faible comparé aux deux autres facteurs.

ParallèParallèlement, une attention particulièparticulière a étéété portéportée au projet européeuropéen Life Eco-Food Choice,Choice, dont l’l’objectif est d’d’harmoniser les donnédonnées d’d’impact environnemental au sein de l’l’Union européeuropéenne. Ce projet, encore en phase thodologique, confirme la pertinence d’d’une approche standardiséstandardisée des ACV àà l’él’échelle internationale, mais son horizon temporel (version finale attendue en 2026) limite son utilisation directe àà court terme dans Nutriii. Il constitue anmoins une base de flexion solide pour la construction de thodologies d’d’extrapolation.

Sur le plan nutritionnel, l’l’analyse de la base de donnédonnées USDA Foundation Foods a montrémontré qu’qu’elle offre une description trètrès détaillédétaillée des ingréingrédients bruts, comparable àà Ciqual. Cependant, son intéintégration dans Nutriii cessite un travail de mappage avec Agribalyse,Agribalyse, notamment pour assurer la cohécohérence entre donnédonnées nutritionnelles et environnementales. Des limites ont éégalement étéété identifiéidentifiées pour les produits transformétransformés, en particulier l’l’absence d’d’informations cléclés pour le calcul du Nutri-Score.

Enfin, le mois d’d’octobre a confirméconfirmé plusieurs fis liéliés àà l’l’expansion internationale : l’l’absence de systèsystèmes de notation nutritionnelle unifiéunifiés dans certains pays (Afrique du Sud, Chine), la raretérareté des donnédonnées carbone locales et la nécessiténécessité d’d’adapter les thodes de calcul aux contextes nationaux. Ces contraintes renforcent l’l’orientation du projet vers une approche hybride, combinant bases de donnédonnées de référéférence et facteurs d’d’ajustement transposables.

NovembreNOVEMBRE - 2025

La réunion de suivi du 05/11 a permis de formaliser les prochaines étapes opérationnelles, notamment la préparation d’une présentation de 10 minutes pour le 21/11, destinée à des enseignants ne connaissant pas Nutriii, ainsi que la planification d’une séance de relecture avec Sébastien. 

Ce mois a été marqué par la présentation de mi-parcours du projet Nutriii, qui a constitué une étape structurante pour la suite des travaux. Les retours du jury ont souligné la nécessité de renforcer la dimension innovante du projet, en dépassant une simple analyse des bases existantes pour proposer des pistes concrètes d’évolution méthodologique et technique.

À l’issue de cette présentation, le projet a été recentré sur l’amélioration du score environnemental existant à l’aide de facteurs dynamiques (notamment la saisonnalité et le label biologique), l’élaboration d’un score santé-environnement unifié ayant été jugée trop complexe à ce stade. Ces remarques ont permis de clarifier le positionnement scientifique du projet et d’orienter les propositions vers des solutions applicables et différenciantes.

Décembre 2025

La première réunion de décembre avait pour objectif de passer en revue les propositions relatives à l’internationalisation et au scoring environnemental, et de les confronter au fonctionnement interne réel de Nutriii.

Concernant l’internationalisation, il a été confirmé que l’application repose sur une table centrale unique, Foods, enrichie dynamiquement par des déclencheurs de base de données. Contrairement au schéma académique initial proposé (reposant sur plusieurs tables distinctes : Pays, Aliments, Nutrition, NutriScore), le modèle de Nutriii privilégie une architecture simplifiée dans laquelle l’ensemble des informations est agrégé au sein de cette table pivot. Le flux opérationnel a été clarifié : une photo prise par l’utilisateur déclenche une reconnaissance par intelligence artificielle, suivie de l’insertion de l’aliment dans Foods, puis de son enrichissement automatique via des fonctions de correspondance avec des bases de référence spécifiques au pays (comme Agribalyse), aboutissant au calcul du NutriScore.

Sur le plan stratégique, il a été acté que le moteur interne de Nutriii continuerait d’utiliser des noms et codes universels de type LCI/LCA, indépendants de la langue, tandis que la gestion multilingue relèverait de la couche interface utilisateur, via des tables de traduction. Cette séparation permet de garantir la cohérence des calculs tout en offrant une flexibilité d’affichage pour les utilisateurs internationaux.

En parallèle, les échanges ont confirmé que la priorité absolue du scoring environnemental devait porter sur la saisonnalité, dont l’impact potentiel sur l’empreinte carbone (jusqu’à un facteur x10) dépasse largement celui du transport (environ 7 %) et de l’emballage, jugé marginal. Le principal défi identifié à ce stade est la justification scientifique des coefficients d’ajustement, ceux‑ci devant impérativement s’appuyer sur des sources académiques crédibles et citables afin de garantir la robustesse méthodologique du score.

Enfin, Sébastien a partagé de manière confidentielle la définition interne de la table Foods ainsi que le schéma du pipeline de données, afin d’aligner précisément le travail des étudiants avec le système existant, fondé sur des déclencheurs automatisés.

Sur le plan méthodologique, un point central a été acté : le facteur énergétique lié au mix électrique d’un pays doit être proportionnel à l’intensité réelle de CO₂ (exprimée en gCO₂/kWh). Ainsi, une différence d’intensité de 1 à 4 entre deux pays doit conduire à un facteur multiplicatif équivalent, et non à des ajustements marginaux. Il a également été décidé que ce facteur devait s’appliquer uniquement à la phase de production, qui représente plus de 80 % des émissions totales dans l’analyse de cycle de vie, et être intégré comme un composant du coefficient de saisonnalité global.

Concernant l’intégration des données internationales, une évolution importante du modèle a été proposée. Si la solution initiale des étudiants consistait à ajouter directement des colonnes liées au pays dans la table Foods, Sébastien a suggéré une approche plus évolutive reposant sur la création d’une nouvelle table de jonction country_mapping. Cette table permettrait de relier la localisation de l’utilisateur à la base de données nutritionnelle et environnementale appropriée, tout en séparant clairement les données utilisateur des données alimentaires. Cette structure offre une meilleure maintenabilité et permet de gérer des cas complexes, tels que des dérogations régionales ou l’utilisation de sources nutritionnelles et environnementales distinctes pour un même pays.

Janvier 2026